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UN PEU DE PÉDAGO

Les bases du mixage en audio////  (UN PEU DE PÉDAGO) posté le dimanche 17 août 2008 05:11

Une fois vos morceaux composés, le travail du son est extrèmement important ! La musique peut être recherchée et atteindre peu les auditeurs si celle-ci n'est pas mise en valeur par un bon mix. Mais comment faire un bon mix ?

Repousser le bruit de fond

Rien de tel qu'un bruit de fond élevé pour que l'auditeur soit mis dans de mauvaises conditions d'écoute. Voici comment éviter le bruit de fond au maximum.

 

A la prise son

- La solution pour éviter le bruit de fond permanent lorsqu'un seul instrument joue est ce que l'on appelle le Noise Gate. Cet outil est généralement un rack 1 U (comme le Multigate Pro de Behringer) qui agit comme un interrupteur.

 

Lorsque le son est en dessous d'un seuil (environ -85 à -65 dB), l'interrupteur est ouvert, c'est à dire qu'aucun signal n'entre dans la table de mixage, donc aucun bruit de fond venant de l'instrument. ///Dès que le signal dépasse un seuil (au delà du bruit de fond), l'interrupteur se ferme.// Ainsi, le bruit de fond associé à chaque instrument ne s'ajoute pas au morceau lorsque l'instrument ne joue pas. C'est particulièrement intéressant lorsqu'un instrument dans un morceau joue en solo ou qu'un break fait chuter le niveau général du morceau assez bas pendant quelques mesures : sans le noise gate, le bruit de fond des autres machines sera particulièrement perceptible puisque le rapport signal/bruit sera moins bon.

- Les processeurs d'effets notamment, génèrent un bruit de fond non négligeable. Une noise gate (porte de bruit) sur ceux-ci s'avère souvent nécessaire.

- Après tout cela, chacun doit adapter ses méthodes au matériel qu'il possède. Par exemple, les synthés analogiques comme le Juno 106 ont un chorus dont le bruit de fond est caractéristique.

Au mix

- Une fois que le mix est terminé, l'idéal est de translater les volumes MIDI de manière à ce que celui qui a le plus grand volume soit à 127. Exemple: sur un expander, vous avez reglé tous les niveaux à 50, sauf la batterie qui est à 80. Vous devez alors mettre la batterie à 127 (80+47) et mettre les autres volumes à 97 (50+47). Ainsi le rapport Signal / Bruit en sera amélioré.

- Les équalisations ont des doubles tranchants parfois. Par exemple, augmenter sensiblement des aigus peut rajouter du bruit de fond!!!!, alors qu'une basse sourde n'a pas besoin d'égalisation dans les aigus. Si la basse en question génère du bruit de fond, c'est au contraire l'occasion de mettre les aigus au minimum.

- Le fader à ne pas toucher est certainement celui du master. En effet, l'idéal est qu'il reste à 0 dB, car le mettre plus fort fait intervenir un ampli interne de la table de mix, ce qui est une étape supplémentaire dans la création de parasites.

Traitements ultérieurs

Il existe de bons plug-in pour Sound Forge comme par exemple des denoisers. Ils seront de préférence à utiliser sur les parties du morceau où les sons aigus sont rares. En effet, le bruit de fond s'entend principalement dans les aigus et ne sera pas perceptible si le morceau est clair (nappes claires, voix e.t.c.). Par contre, lors d'un break ou d'une partie sans instruments aigus (style basse et batterie seulement) le bruit de fond s'entendra et c'est à ce moment qu'il faudra utiliser le denoiser.

Si vous enregistrez des morceaux avec une grande dynamique, pensez, notamment au niveau des fondus, que vous pouvez les faire numériquement avec un logiciel comme Sound Forge. Alors que si vous les faites avec votre table de mixage, le bruit de fond sera perceptible lorsque le morceau sera à un niveau très faible.

Recouvrement de fréquences


Le mixage d'un morceau est un métier à part entière, aussi je n'aurai pas la prétention de vous donner "la" bonne recette. Cependant, il y a plusieurs choses importantes à savoir.

Une des choses à éviter de toute urgence est le recouvrement de fréquences. Vous remarquerez que dans un morceau mixé par des "professionnels", le son est particulièrement précis et chaque détail est mis en avant, tout en ne surchargeant pas l'ensemble du morceau. Comment font-ils ? Ils prennent soin de "piéger" chaque instrument dans une bande de fréquences.

 

Par exemple, une grosse caisse de batterie possède une partie de son spectre aux alentours de 50 Hz. Une basse peut également contenir certaines fréquences proches de celle-ci. Immanquablement, il en ressortira un mix "flou", où la percussion sera perdue dans le son de la basse. Pour pallier à cela, un passe haut à 75 Hz suffit généralement (la plupart des tables de mixages moyen et haut de gamme en sont équipées).

Parfois, mais rarement, ce recouvrement spectral est utilisé volontairement. C'est ainsi que dans "Mad about you" de Sting (exemple ci-dessus), la voix du chanteur est habilement remplacée par un instrument à vent (à 2'58, pour ceux qui ont le morceau à disposition). Toujours est-il qu'à part dans ce cas particulier, les recouvrements spectraux sont à éviter pour plus de netteté des instruments.

Jargon utilisé en audio

Vous vous êtes peut-être trouvé un peu perdu(e) face à un ingénieur du son vous parlant d'un son chaud ou froid, sombre ou brillant etc. Ces termes un peu exotiques au premier abord sont unanimement utilisés par ceux qui forgent et manipulent les sons, aussi me semble-t-il bon de les définir ici. Car il bien est nécessaire de parler avec les mêmes mots pour se comprendre...

Un son est chaud s'il possède dans son spectre une bonne proportion de basses et basses medium. Par assimilation à un son chaleureux, certainement, puisque la voix, généralement rassurante pour l'oreille, se situe dans ces fréquences (aux alentours de 1 KHz).

Par opposition, un son froid possède des aigus nets mais peu de basses medium. Pour beaucoup il "manque quelque chose", notamment pour les amoureux de l'analogique qui sont positivement sensibles aux spectres bas et medium plus qu'aux aigües qui les "agressent". Ce qui ne veut pas dire qu'un son froid est foncièrement mauvais (voir "De l'art de mélanger les sons"). Les sons provenant de synthétiseurs numériques sont souvent qualifiés de plus "froids" parce qu'ils ont une réponse plus linéaire sur l'axe des fréquences : les basses sont moins mises en avant que sur les synthés analogiques, les aigües sont précises et parfois perçantes.

Un son sombre (ou sourd) est principalement composé de basses et dénué d'aigües.

Un son brillant peut très bien contenir des basses et mediums (en cela il se différencie des sons dits froids), mais aura nécessairement de l'énergie dans les aigües. On le dit aussi "clair".

L'art de mélanger les sons

Au risque de faire tiquer certains, je dirais ceci : l'important ce n'est pas les sons, mais leur association et leur interaction. Cette affirmation volontairement provocante a pour but de nous mettre en garde : avec des sons extrèmement beaux d'une dizaine de synthétiseurs différents, on peut très bien faire une musique confuse et maladroite. Pourquoi ? On retrouve cette histoire de recouvrement spectral. Par exemple, un son complexe (type combinaison chez Korg, patch chez Roland, setup chez Kurzweil) en "mettra plein la vue" lors du jeu en solo de ce son, mais aura du mal à passer tel quel dans un mix complexe. La raison en est simple : vous allez très probablement avoir du recouvrement spectral avec d'autres instruments.

A contrario, certains sons qui paraissent un peu étriqués lorsqu'ils sont joués seuls s'épanouiront certainement plus dans un ensemble musical complexe. Attention, donc, à ne pas vous laisser abuser par des synthés un peu trop démonstratifs !

 

Par Psycom ///Merci

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Le MIDI : Les configurations typiques  (UN PEU DE PÉDAGO) posté le mercredi 16 avril 2008 03:22

 

Les messages émis par le PC sur le port MIDI OUT sont dirigés vers le port d'entrée MIDI IN du synthé. Les messages émis par le synthétiseur sur son port MIDI OUT sont dirigés vers le port d'entrée MIDI IN du PC.

Notons une petite particularité propre aux synthés : ceux-ci fonctionnent selon deux modes,
"local on" ou "local off ". En "local on", vous jouez "en local", c'est à dire que le synthétiseur produit le son correspondant aux notes jouées sur son clavier. Cela n'empêche cependant pas le synthétiseur d'émettre des signaux MIDI via le port MIDI OUT. En mode "local off", ce que vous jouez est envoyé vers le PC par le port MIDI OUT mais n'est pas transmis directement au générateur sonore du synthétiseur. Ces messages sont enregistrés par un logiciel appelé séquenceur, qui les renvoie ensuite par le port MIDI OUT de la carte son vers le port MIDI IN du synthé. (Cela suppose que vous validiez l'option MIDI THRU du séquenceur, sinon les messages ne seront pas réémis). A ce moment, le synthé produira le son correspondant aux messages reçus, la boucle est bouclée ! En résumé, lorsque vous utilisez votre synthétiseur avec un séquenceur logiciel, la bonne configuration est la suivante :

  • "Local off" sur le synthé
  • MIDI THRU sur le séquenceur du PC.

Pour jouer sans le PC, repassez en mode "Local on".

Synthétiseur (port "To Host") <-> PC/Mac (port série)

 

Tous les messages MIDI transitent sur le câble et dans les deux sens (émission et réception). Ici,aussi, validez LOCAL OFF et MIDI THRU. Consultez la documentation de votre synthé afin de valider le port "TO HOST" au lieu de MIDI OUT pour l'émission des messages.


Clavier maître (MIDI OUT) <-> Carte son (MIDI IN/OUT) <-> Expandeur (MIDI IN)

Cette configuration suppose l'emploi d'un séquenceur sur le PC. En effet : Les messages MIDI émis par le clavier maître sur son port MIDI OUT sont reçus par le PC sur le port MIDI IN de la carte son. Ces messages doivent ensuite être redirigés vers l'expandeur à travers le port MIDI OUT de la carte son pour produire le son correspondant à ce que vous jouez. Au passage, les messages peuvent être enregistrés sur le PC. Cette redirection de messages n'est pas automatique. Il faut donc utiliser un logiciel séquenceur sur le PC et valider l'option "MIDI THRU", qui fait en sorte que tous les messages reçus sur le port MIDI IN doivent être renvoyés vers le port MIDI OUT. Cette solution est contraignante dans le sens ou vous ne pouvez pas jouer si le PC n'est pas allumé et que le séquenceur ne fonctionne pas..Sauf à prévoir un câble MIDI que vous connecterez entre le port MIDI OUT du clavier et le port MIDI IN de l'expandeur. De nombreuses manipulations en perspectives...?


Clavier maître (MIDI OUT) <-> Expandeur (MIDI IN + port "To Host") <-> PC/Mac (port série)

 

Si votre expandeur possède un port "TO HOST", c'est peut être la meilleure solution. Les messages émis par le clavier sont reçus par l'expandeur qui produit le son correspondant puis renvoie les messages vers le PC par le port "TO HOST" pour qu'ils soient enregistrés par le séquenceur. Comme pour les synthés, consultez la documentation de votre expandeur afin de valider le port "TO HOST" au lieu de MIDI OUT pour l'émission des messages. L'avantage de cette solution est que contrairement à la solution précédente, vous pouvez jouer indépendamment du PC.

Voilà pour les configurations de base. une fois maîtrisées, l'ajout d'un clavier, synthé ou expandeur ne devrait pas être trop difficile...?

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Le MIDI : Les interfaces MIDI  (UN PEU DE PÉDAGO) posté le mercredi 16 avril 2008 03:05

Nous venons de le voir, la connexion coté périphériques se fait à travers les ports MIDI DIN ou TO HOST. Et du coté de l'ordinateur, comment cela se passe-t-il ? Plusieurs cas de figure se présentent.

Port TO HOST

Le premier cas est celui où le PC ou le Mac est connecté à l'instrument MIDI via le port TO HOST de ce dernier. Ce cas est assez simple, puisqu'un port série côté PC/Mac fera l'affaire, connecteur que l'on trouve dans quasiment tous les PC ! Il suffit donc d'un câble spécial doté d'une prise mini DIN 9 côté instrument, port DB9 ou DB25 pour le port série du côté PC. Cette solution est prisée des possesseurs de PC portables, qui disposent tous d'un port série. Ce type de câble est en vente dans le commerce entre 15 et 25 € (c'est un peu cher pour un mètre de câble et deux prises...
.

 

  • Port MIDI DIN

    Dans le second cas, vous raccorderez le PC ou le Mac directement sur le port MIDI DIN de l'instrument. C'est n'est guère plus compliqué. Il y a surtout plus de choix, quatre pour être exact, triés ici du plus simple au plus compliqué :

 

  • Le port MIDI / Joystick de la carte son

    Ce port, présent sur la majorité des cartes son grand public, permet au travers d'un câble spécial, de connecter un port MIDI IN et un port MIDI OUT. Ce câble est généralement fourni avec la carte son. Si vous disposez d'un port Joystick sans posséder ce câble, sachez que vous en trouverez un facilement dans les magasins de musique et d'informatique, à un prix avoisinant les 25 €. Ce prix se justifie par le fait qu'il y a un peu d'électronique dans le connecteur.

 

  • Cartes additionnelles

    Il existe des cartes, au format PCI pour la plupart, qui offrent selon les modèles de 1 à 4 port(s) MIDI IN/OUT au format DIN 5 broches. L'avantage de cette solution est d'offrir des entrées/sorties indépendantes permettant de piloter de 1 à 4 instruments MIDI (soit 16 à 64 canaux MIDI). L'inconvénient est qu'elles occupent un slot et une interruption (IRQ) sur le PC ou le Mac. Dans certains cas de configurations chargées, cela peut poser des problèmes ! Le prix de ce genre de cartes s'échelonne de 100 € (1 E/S) à plus de 300 € (4 E/S). A noter que les modèles haut de gamme incorporent souvent un lecteur/générateur de code SMPTE permettant de synchroniser le PC avec un périphérique de lecture/enregistrement qui ne soit pas MIDI (un multipiste ou un enregistreur vidéo par exemple).

    Adaptateurs sur le port parallèle ou série

    Ces adaptateurs se connectent au port parallèle ou série du PC et offrent de 1 à 2 entrées/sorties au format DIN 5 broches (leur prix varie entre 75 et 150 €). A noter que dans le cas de l'adaptateur parallèle, la connexion d'une imprimante ou d'un scanner reste possible.

    Adaptateurs USB

    Derniers en date, ces adaptateurs se connectent au port USB du PC ou du Mac et offrent de 2 à 8 ports MIDI IN/OUT (aux environs de 150 € pour 4 ports, pour les 8 ports cela dépend du modèle). Cette solution élégante a connu des débuts difficiles (liées aux pilotes USB), mais constitue aujourd'hui une solution mature sans cesse optimisée par les constructeurs.



Boîtiers MIDI

Les boîtiers MIDI permettent de connecter plusieurs périphériques MIDI selon des configurations particulières. On note en particulier les boîtiers "MERGE" permettant de mélanger plusieurs entrées vers plusieurs sorties, ainsi que des boîtiers "THRU", permettant de diriger une entrée vers plusieurs sorties MIDI. Ces boîtiers, à utiliser au cas par cas, valent entre 75 et 150 €. Leur usage est à réserver aux configurations complexes mettant en jeu de nombreux instruments

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Le MIDI : Introduction  (UN PEU DE PÉDAGO) posté le mercredi 16 avril 2008 02:49

La norme MIDI (Musical Instrument Digital Interface), est née au début des années 80, sous l'impulsion de plusieurs constructeurs de synthétiseurs, afin de permettre la connexion de plusieurs instruments de marques différentes.

Auparavant, chaque marque utilisait un protocole propriétaire qui, à de rares exceptions près, n'était pas compris par les autres. Un vrai casse-tête pour l'utilisateur ! La norme MIDI mit fin à tout cela en proposant un support de communication universel. A l'époque, on ne connectait que des instruments entre eux, le PC étant apparu dans l'univers musical bien après !

Le standard MIDI, c'est avant tout un langage commun qui permet aux instruments de se comprendre (un peu comme les humains...). Tout est codifié, du format des messages à leur contenu (les notes, les changements de programmes, les effets, etc.). Les initiateurs de cette norme ont tout de même laissé une marge de différenciation à travers un message particulier : le SYSEX, ou message système exclusif. Son format est codifié mais pas son contenu, qui peut donc être librement interprété par un instrument particulier. Ils ont donc pensé à tout...

Ce standard a aussi imposé une interface matérielle que l'on retrouve sur tous les instruments MIDI : le fameux port MIDI DIN 5 broches.

Ce port se décline en trois grands types:

 

  • Chaque port est spécialisé, monodirectionnel (un port de sortie, un d'entrée) et permet l'adressage de 16 canaux. Certains instruments, selon leur spécificité, n'implémentent d'ailleurs que types de ports. Par exemple, un clavier MIDI ne fait qu'émettre des messages MIDI. Il ne dispose généralement que de ports MIDI OUT. D'autres, mais c'est plus rare, ne proposent pas de port MIDI THRU.
  • Il y a quelques années, les constructeurs ont fait évoluer ce standard matériel, en proposant le port "TO HOST". Contrairement aux ports DIN classiques monodirectionnels, ce dernier est bidirectionnel (IN et OUT) sur un port mini DIN 9 broches. Ce port est parfaitement adapté à la connexion au PC, comme nous le verrons dans la partie suivante.

    En règle générale, les instruments MIDI proposent les ports MIDI classiques (IN, OUT et THRU). En revanche, le port "TO HOST" n'est pas systématique, mais lorsque c'est le cas, il vient toujours en addition des ports MIDI habituels, vous laissant ainsi le choix de la connexion.

     

     

     

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C'est quoi un sample ? /////////  (UN PEU DE PÉDAGO) posté le mercredi 22 août 2007 01:55

Un sample (que l’on traduit en français par échantillon) se présente sous la forme d’un fichier numérique issu de la numérisation d’une source audio. Lors de l’enregistrement, le sample a été numérisé avec une fréquence (en Hz) et une résolution (en bits) particulière. Plus la fréquence et la résolution sont élevées, meilleure sera la qualité du sample. Cela engendre cependant une consommation plus importante de l’espace disque. Il faut donc apprendre à gérer le rapport qualité audio et taille de l’échantillon lorsque l’on crée une bibliothèque de samples. L’arrivée du CD audio a permis d’établir une norme ou ce rapport semble être le plus intéressant, à savoir une résolution de 16 bits, une fréquence de 44.1 kHz pour une durée de 74 minutes.

Les formats Les cartes audio numérisent les signaux audios et stockent les informations (grâce à un logiciel d’enregistrement) sur un support tel qu’un disque dur. Les logiciels d’enregistrements proposent souvent plusieurs formats d’enregistrements. Sur les PC, le format utilisé est le « .WAV ». Cette numérisation est dite sans compression contrairement au MP3 (ou au OGG Vorbis) qui certes consomme dix fois moins de place sur votre disque dur mais ne garantie pas la même qualité audio que le WAV. Le MP3 est un format compressé, pour être écouté, il doit donc être décompressé. Même si le format Wav est sans aucun doute le format le plus répandu, il existe également d’autres formats de samples tels que le AIFF utilisés par les mac ou encore le format Akai ou « Gig » qui ont été spécialement créés pour des applications musicales, Akai est un célèbre fabricant de sampleurs, aujourd’hui les sampleurs hardware ont été remplacés par les sampleurs logiciels tel que GigaSampleur, Kontakt, HALion. Créative Labs (le fabricant des cartes soundBlaster) a racheté une société spécialisé dans les samples : E-MU. Ils ont également créé leur propre format de samples : SoundFont. On trouve aujourd’hui sur le net de nombreuses banques de sons dans ce format.

Des moteurs de recherche spécialisés dans la recherche de samples ! La quantité de samples gratuit sur le net est réellement impressionnante. Les samples se comptent par dizaine de milliers. Afin de faciliter vos recherches, il existe plusieurs moteurs dédiés à la recherche de samples. Ces moteurs disposent d’outils facilitant les recherches, on peut par exemple sélectionner (grâce à des filtres) la résolution, la fréquence, la taille des samples, le fait qu’il soit mono ou stéréo, ainsi que le format. On peut également affiner sa recherche en choisissant par exemple une famille de bruitage (animaux, vacances, bureau, véhicules....), le moteur se charge d’afficher toutes ces trouvailles avec une efficacité et une rapidité exemplaire. Il suffit ensuite de cliquer sur les icônes en forme de haut parleur pour écouter les samples trouvés sur le net. Pour faciliter votre choix, on dispose de nombreuses indications telle que la durée, la fréquence, la résolution, le lien ou se trouve le sample, voir même la forme d’onde qui permet de vérifier visuellement si l’enregistrement du sample ne sature pas. Il est préférable d’éviter les formes d’ondes ou les extrémités de la forme d’onde sont coupées nettes (en haut et en bas).

Des moteurs de recherches de samples :

http://www.audiofill.com/ : Wav, MP3, Ogg, Aiff, Refills, Reason Files, Soundfonts
http://www.wavsearch.com/ : un site original où il suffit de saisir un nom d’un film, d’un dessin animé ou d’une série pour trouver des extraits audios musicaux mais aussi des répliques d’acteurs.
http://www.findsounds.com/types.html  : excellent moteur pour les bruitages, avec de nombreux filtres.

Sélection de sites internet où trouver des samples (instruments et boucles) gratuits :

Il existe de très nombreux sites ou l’on peut télécharger gratuitement et utiliser librement de nombreux samples. La grande majorité de ces sites permettent une sélection par instruments ou genres, on peut le plus souvent écouter les samples avant de les télécharger. Certains sites autorisent le téléchargement à la condition d’être enregistrés. Bon téléchargement !

http://www.sonicimplants.com/freesamplespage.asp De nombreux samples en tous genres de qualité professionnelle, le téléchargement est gratuit, il faut simplement laisser une adresse mail.

http://www.soundfont.esmartmusic.com/ 100 Mo de samples au format Soundfont gratuit, il s’agit principalement de sons d’instruments classiques : bassons, trompettes, cordes, harpes...

http://listen.to/HammerSound/ HammerSound : de nombreux instruments en SoundFont en tous genres gratuit ou payant.

http://www.worrasplace.com/ Nombreux samples d’instruments en tous genres au format professionnel GigaSampler

http://www.freeloops.com/ Site de téléchargement gratuit de samples mais aussi de boucles, avec indication des tempi. Au total, plus de 400 samples de qualité CD (Wav) et entièrement libre de droit.

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