Je kiffe ce tube, venez le découvrir sur la compilation onlyforDJ'S
Pensez à nos artistes, à nos Dj's « La piraterie, c'est du chômage. C'est du vol. »,
?????????????
Le gouvernement prend les choses en mains
Les FAI et les
représentants des industries culturelles étaient
réunis pour la première fois ce jeudi 15 juillet
à Bercy. Une charte d'engagements pour lutter contre le
piratage devrait être signée d'ici à la fin du
mois.
C'est une grande
première. Après plusieurs semaines de
négociations sous l'égide des ministères des
Finances, de la Culture et de l'Industrie, les fournisseurs
d'accès à Internet (FAI), les représentants
des industries culturelles (musique, cinéma, jeux
vidéo...) et les associations de consommateurs, se sont
retrouvés autour d'une même table ce jeudi 15 juillet
à Bercy.
Cette nouvelle « entente cordiale » devrait
déboucher d'ici à la fin du mois sur la signature
d'une charte d'engagements pour lutter contre le piratage de
contenus sur le Web. Ce code de bonne conduite, dont les grandes
lignes ont été présentées par Nicolas
Sarkozy, tient en trois points : la pédagogie (auprès
des internautes), la dissuasion (à l'adresse des pirates),
et une promotion digne de ce nom de l'offre légale de
musique en ligne.
La pédagogie tout d'abord
: conformément à la LEN (loi pour la confiance dans
l'économie numérique) adoptée le 21 juin
dernier, les FAI s'engagent à supprimer, selon Nicolas
Sarkozy, « toute action publicitaire comportant un lien
direct ou indirect entre le haut-débit et le
téléchargement illimité sans
référence à une offre légale.
»
De leur côté, les pouvoirs publics soutiendront
l'intervention d'artistes et la diffusion de films de
sensibilisation dans les écoles. « Il s'agit d'un
appel à la responsabilité de chacun , a
commenté le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de
Vabre. La piraterie, c'est du chômage. C'est du vol. Mais
c'est bien plus encore. Elle assèche peu à peu la
création et la diversité culturelle à laquelle
le public est attaché. »
Deuxième volet : la dissuasion. Les FAI adresseront
systématiquement des messages d'avertissement à ceux
de leurs abonnés qui auront été
repérés en train de télécharger des
contenus illégaux sur Internet. Une mesure quasi-indolore
que Nicolas Sarkozy juge malgré tout « pragmatique,
efficace et très prometteuse. » Les fournisseurs
d'accès mettront, par ailleurs, fin aux abonnements des
internautes condamnés pour piratage par la justice.
Enfin dans un troisième temps, la future charte
prévoit un renforcement significatif du catalogue de l'offre
légale de musique en ligne. Celle-ci passerait d'ici
à la fin de l'année de 300 000 à 600 000
titres (l'équivalent de 60 000 albums). En
conséquence, « à la fin 2004, la France aura
plus de plate-formes d'offres légales que les Etats-Unis
», a souligné le Président de la SCPP
(société civile des producteurs phonographiques),
Pascal Nègre.
Le filtrage des contenus pose problème
Seul véritable point d'achoppement à subsister : la
question du filtrage des contenus. Sur ce sujet, l'industrie du
disque a fait une proposition, jugée « raisonnable
» par Nicolas Sarkozy. Dans la continuité de ce qui
existe déjà pour les logiciels de contrôle
parental, il s'agit de permettre aux abonnés de demander
à leur FAI de bénéficier gratuitement d'un
système de filtrage des logiciels de peer-to-peer. Il
deviendrait ainsi possible d'interdire les Kazaa et autres eMule
à ses enfants.
Selon Pascal Nègre, des études de faisabilité
vont être faites. Les résultats en seront connus
à la fin septembre. Et des tests grandeur nature auront lieu
avant la fin de l'année, ajoute le président de la
SCPP. Du côté des FAI, on se montre plus pragmatique.
« Il faut encore voir si cela est faisable techniquement et
à quel coût », tempère Stéphane
Marcovitch, délégué général de
l'AFA (Association des fournisseurs d'accès et de services
Internet). « Il n'existe aujourd'hui aucune solution de
filtrage qui puisse être installée à large
échelle » , rappelle pour sa part la présidente
de Club-Internet, Marie-Christine Levet.
N'était la question du filtrage, tout
le monde serait presque reparti content. Mais au-delà des
bonnes intentions, certains souhaitent, à l'instar du Snep
(Syndicat national de l'édition phonographique) ou de
Stanislas Hintzy (directeur général de la plate-forme
de téléchargement légal OD2 France), la mise
en place de structures de contrôle, pour s'assurer que les
engagements pris soient, in fine, bel et bien
tenus.
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